Nubemaal

 

Nubemaal, 2017-2018, Encre de chine, 30 cm x 40 cm

En entrant dans l’espace d’exposition, mon travail plastique se montre dispersé, composé de cartes et illustrations à l’encre de chine accrochées aux murs. Ces travaux sont liés entre eux par un dessin à la craie noire, à même le mur, récupérant plusieurs éléments topographiques. C’est donc une carte géante où les travaux plastiques se mêlent les uns aux autres, à laquelle s’ajoute des QR codes. Le spectateur est muni d’une carte dépliable sur laquelle se trouve les représentations accrochées dans l’espace liées à un territoire cartographique plus étendu. Celui-ci devient le cadre dans laquelle se place toute la production plastique, sont présents les illustrations, les différentes cartes, un dictionnaire de langue imaginaire, des textes écrits ainsi qu’un QR code.

Muni de son portable et de cette carte, le spectateur peut interagir avec les différents QR codes pour écouter les narrations dans lesquelles je joue le rôle d’un aventurier, d’un voyageur transmettant ses connaissances et ses expériences d’un univers fictif. Le QR code présent sur la carte pliée permet d’aller sur un lien YouTube offrant une interface de navigation sur les récits et images déjà présents.

Il est donc question dans mon travail d’une narration plastique permise par mes différents travaux, cartes, dessins, textes, enregistrements et mettant en avant tout un monde fictif, offrant aux spectateurs différentes portes d’entrées, l’incitant donc à pénétrer dans un espace ludique.

Cartéidoscope

Cartéidoscope, 2018, Dessins et photographies, impression papier satiné, 29,7 cm x 29,7 cm

J’ai dessiné des cartes passées sous le prisme de la photographie. Je les ai donc retravaillées pour qu’elles semblent être des négatifs photographiques. La ligne du tracé de la carte devient un tracé de lumière sur l’obscurité de la surface du support. La zone d’ombre pouvant s’étendre au-delà de toutes les possibilités symboliques, au-delà de notre propre univers.

J’ai donc fait preuve d’accumulation, en multipliant des parties de cartes jusqu’à obtenir un effet kaléidoscopique, chacune de mes cartes pouvant créer une réalisation différente. Je réalise un trucage par le montage de l’effet lumineux dans le kaléidoscope, donnant à la représentation photographique une abstraction figurative.

Les Cartes parcours

 

Les Cartes parcours, 2017-2018, encre de chine, 30 cm x 40 cm

Mes cartes parcours donnent à voir un chemin, une ligne, et donc une écriture, comme un fil rouge narratif entre plusieurs lieux et destinations de différentes routes européennes. Le nom de la route situe géographiquement celle-ci. Ces routes ont souvent été choisi pour le plaisir que j’ai eu à les prendre. Je reprends l’esthétique du tracé de la marche dessinée en rouge de Tolkien, rappelant les tribulations réalisées. Elle donne ainsi une idée de cheminement au sein de notre territoire, propose des routes mais laisse à quiconque ayant l’esprit aventureux de s’en écarter.

En transposant mes voyages réels en une cartographie subjective, ce qui est raconté est en dessous du visible. Le monde fictif ne demande qu’à sortir du plan réel. L’écrit au sein des cartes est calligraphié, et renforce le mimétisme avec l’époque médiévale, ainsi que la fantaisie. Mais c’est aussi dans une imitation, notamment par le choix de la couleur rouge de toutes les données écrites sur les cartes. La carte naît de la rencontre entre le geste graphique et le parcours visuel qui l’identifie comme tel.

Cartographies Subjectives

 

Cartographies Subjectives, 2015-2018, encre de chine, 14,8 cm x 21 cm

Recherchant une communion avec la nature, je me suis mis à entreprendre des voyages solitaires avec pour ambition d’explorer la nature environnante. J’ai tenu un journal de bord pour raconter et transformer l’histoire se créant autour de mes pérégrinations, un nouveau monde fait de rêves et d’aventures.

Ce journal de bord était composé principalement de cartes retraduisant mes voyages en solitaire en France, en Suisse ou en encore en Espagne. Toute une expérience dont je garde une trace par la cartographie. Ainsi la carte, par l’attractivité qu’elle exerce sur moi, le plaisir que j’ai à en dessiner, à en tracer les contours, à en imaginer la forme m’est apparue comme l’outil de mémoire le plus efficace. La finalité de cette recherche est de récupérer cette expérience pour en développer un travail plastique et ensuite de pouvoir mettre en place une fiction cartographique par la subjectivité de la mémoire du territoire traversé.